Inauguration de la nouvelle aérogare modulaire de N’Djili par le Chef de l’Etat Joseph Kabila

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Avec la modernisation de la gestion des trafics aériens à l’aéroport international de N’djili, le centre de contrôle aérien de Kinshasa rejoint les plates-formes aéroportuaires automatisés d’Afrique.

Le Président de la République Joseph Kabila Kabange a procédé ce jeudi 25 juin 2015, à l’inauguration simultanée de la nouvelle aérogare modulaire et d’un bloc technique comprenant une nouvelle tour de contrôle à l’aéroport international de N’djili.

Ce double événement historique a drainé plusieurs personnalités aussi bien étrangères que nationales, venues voir de visu l’élan  pris par la révolution de la modernité en République démocratique du Congo.

Décidemment, le Chef de l’Etat se dit déterminé d’écrire positivement l’histoire de la Rdc, comme le prouvent ses nombreuses réalisations sur l’ensemble du territoire national.

Et aujourd’hui, il tient à marquer d’une ancre indélébile, l’histoire aéronautique de son pays par une série d’innovations dans tous les aéroports et aérogares nationaux.

Il a, pour ce faire, coupé le ruban symbolique de ces deux ouvrages à N’djili, rendant opérationnelles ces infrastructures venues améliorer le système aéronautique congolais.

Le premier à prendre la parole, le gouverneur Kimbuta André de la ville de Kinshasa qui a  loué, dans son mot de bienvenue, la révolution de la modernité initiée par le Président Kabila dont les résultats parlent d’eux-mêmes.

Le responsable de la compagnie chinoise Sino-Hydro, cette société multinationale chinoise, à qui il a été confié les travaux de construction et d’équipement de la tour de contrôle, la nouvelle centrale électrique et de la caserne anti-incendie, a sincèrement remercié, dans son allocution de circonstance, le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, pour son soutien incessant au cours de la réalisation des travaux. Il n’a pas perdu de vue de manifester la gratitude de sa société à l’endroit des agents et cadres de la Régie des voies aériennes, pour la franche collaboration qui les liait tout au long des travaux.

Pour sa part, le Directeur général de la Régie des voies aériennes (Rva), Bilenge Abdallah, a indiqué que ces ouvrages, répondant aux normes modernes et internationaux, redoreront davantage l’image de la Rdc, qui va désormais jouer convenable son rôle dans le monde de l’aviation civile internationale.

A l’en croire, la réalisation des ces ouvrages sont l’œuvre des entreprises Alpha Airports et Sino-Hydro.

Il a rappelé que c’est en 1956 que fut ouvert à la navigation aérienne l’aéroport international de N’djili, avec une aérogare qui a fini aujourd’hui par être rattrapée et dépassée par la croissance des trafics et par les exigences normatives de l’aviation civile internationale.

Le numéro 1 de la Rva a précisé que cette aérogare est transitoire, d’où son qualificatif de modulaire.

Elle est construite en attendant la finalisation du grand projet en cours d’étude, portant sur la construction d’une aérogare moderne, définitive, plus spacieuse et plus fonctionnelle, répondant aux normes de sureté et des trafics à venir.

Quid de caractéristiques techniques de l’aérogare modulaire ?

Bâtie sur une superficie de 10.000 mètres carrés, cette aérogare est composée de dix modules assemblés pour former la structure souhaitée, répondant au standing international en la matière, notamment en termes de sureté, sécurité, capacité et confort. Elle est réalisée pour garantir une qualité des services de type « C », c’est-à-dire, bonne, selon la nomenclature de l’IATA.

Elle a une capacité en heure de pointe, de 450 à 500 passagers. Elle est dotée d’un système d’équipements aéroportuaires ultramodernes de traitement des passagers et des bagages.

Il y est aménagé un parking automobile d’une capacité de  246 véhicules avec des barrières automatiques modernes.

Sa tour de contrôle mesure 34 mètres de hauteur et est composée des files enveloppés supplantés par une vigile assurant le service de contrôle de l’aérodrome. C’est la plus belle tour de la région, sur le plan architectural, apprend-t-on. Elle offre des bonnes conditions de travail. Sur le plan technique la tour est caractérisée par d’abord l’introduction de la fonction surveillance, permettant la visualisation des trafics aériens grâce aux récepteurs ADSP.

Elle jouit par ailleurs d’une automatisation de la gestion des transports aériens et des chaines des radios technologiques récentes de communication air-sol.

Elle fait également preuve des liaisons phoniques fiables de coordination sol-sol entre Kinshasa et les pays voisins.

Le fonctionnement de ces ouvrages ne peut être matérialisé sans une garantie d’une électricité stable. C’est ainsi que, outre le réseau public de distribution d’énergie électrique, ce terminal est doté de deux groupes électrogènes de 800 Kwa chacun, mettant un terme aux arrêts intempestifs du courant électrique.

Des bus neufs sont disponibles, pour la mobilité des passagers avec confort, antre le tarmac et le nouveau terminal.

Haro sur la prolifération des services à N’djili !

Le directeur général Bilenge a saisi cette opportunité pour inviter les autorités du pays à mettre un terme aux pratiques tant décriées au jour le jour. Il a ainsi sollicité l’appui du gouvernement pour l’application effective du décret 036, recadrant les dispositions relatives à la limitation de quatre services opérant dans les frontières, dont l’aéroport de N’djili.

Aux transporteurs aériens, la Rva les appelle à un service de qualité au bénéfice des passagers.

La BAD à l’honneur !

Pour le représentant de Donald Kaberuka, Président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), dont le cofinancement aux côtés du gouvernement congolais à ce projet a été important, le vieillissement des installations aéroportuaires de N’djili rendait aléatoire les mouvements d’avion sur l’aéroport et constituait un frein, sinon un obstacle à la fréquentation du pays.

La Rdc, a-t-il fait remarquer, est une pièce maitresse dans le dispositif de l’intégration régionale en Afrique et dans  les relations entre cette dernière et le reste du monde. Selon lui, le rôle de la Rdc se retrouve dans de nombreux secteurs, y compris celui de la navigation aérienne appelé à requérir une certaine sensibilité.

Notons que les coûts totaux des acquisitions de ces équipements, du moins pour le site de Kinshasa, ont coûté 79.500.000 dollars américains, financés à hauteur de 86% par la BAD et 14% par la RVA, au travers la Redevance développement des infrastructures IDF.

Célestin Lutete/MMC

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